DIVINES

affiche-754x1024

Deuxième sortie ciné des Bws (en même temps, il y a du contenu critiquable donc on est contente d’y aller).
Cette fois-ci, c’était pour le film DIVINES
Houda Benyamina est une réalisatrice, scénariste et actrice. Elle réalise neuf courts-métrages, primés dans différents festivals et diffusés par différentes chaines de télévisions, dont Ma poubelle géante, une satire sociale sur la difficulté de trouver un boulot quand on est multi-diplômé et de banlieue. Elle participe à la création, avec Eiji Ieno, de l’association 1 000 Visages, pour l’accès à la culture dans les banlieues, et pour un métissage des milieux artistiques. Pour ve long métrage elle reçoit le prix de la caméra d’or (récompensant le meilleur premier long métrage de toutes les sections du festival) et prononce à la réception de ce prix un discours enflammé, notamment sur la nécessité d’avoir plus de femmes au festival de Cannes et dans le monde du cinéma.

878278-houda-benyamina-realisatrice-de-divines-quinzaine-des-realisateurs

Alors, on sait que le film a beaucoup plu, j’avoue ne pas avoir trop voulu en savoir plus pour éviter les spoilers et me faire ma propre opinion, mais je sais que je m’attendais à passer un bon moment : 1H45 après, j’avoue être très dubitative.
Je ne sais pas ce qui a plu véritablement dans ce film. Le faite qu’il parlait d’un sujet plutôt rare en France : les meufs de cité. Le fait que ça donnait quand même légèrement l’image clichée du tiéquar (on brûle des caisses, on deal, mais on vit aussi, ce qu’on aperçoit au début dans les petites vidéos filmées au portable par les deux héroïnes de divines) ce qui rassure celleux qui y vivent pas. Ou simplement le fait de s’auto-congratuler de faire des films sur ces autres ( ce qui reviens un peu au premiers arguments.
Alors oui, les deux filles son attachantes, très même, entre les éclats de rire et les punchlines rigolotes. Deux rêveuses dans un monde dur, plus dur surement que le reste ( surtout que le personnage principal vit dans un bidonville de roms ce qui la rend encore plus précaire que les simples habitants de quartier).
On les suit dans leur recherche de cash, seul véritable symbole de réussite, qu’on recherche à tout prix: pour s’évader, faire la fête, ne plus avoir à vivre la vie qu’on nous oblige à suivre.
C’est donc dans la rue et dans le deal qu’elles trouvent refuge avec bien-sûr tous les dangers qui s’ajoutent à cette voie souterraine.
Mon côté anticapitaliste s’attristera de cette génération qui ne voit plus que par la thune, l’iphone je ne sais pas combien et le swag de bourge. Mais c’est bien une réalité qu’on voit partout, qu’on soit en banlieue de paris ou à Neuilly.

513409

Pourtant, on remarque dans le film que les deux amies restent des enfants, jouant un rôle, s’inventant d’autres vies, pensant pouvoir se brûler les ailes et juste recommencer la partie après.
La loi du plus fort et partout et on fera tout pour être dominant, même écraser les autres. La dureté de la vie en quartier défavorisée accentue juste ce fait, la colère qui prend à la gorge et qui te donne envie de tout casser.

divines-photo-3-2048x1152
L’autre côté plus problématique je trouve, c’est cette vision pratiquement pédophile du film.
Alors oui je suis une militante pro sexe et je comprends que ce désir (peut-être de faire comme les grands) arrive vite quel que soit le genre du protagoniste.
Mais du coup, deux des personnages mâles du film, ne font que fantasmer sur une gamine à peine pubère. Alors oui, il a bon dos le fantasme de la femme-enfant et du toujours plus jeunes mais là, je trouve quand-même problématique quand on désire quelqu’une qui n’est qu’une enfant. Même apprêtée en super top model dans la scène de la discothèque pour justement draguer le bad boy qui « aime les filles jeunes » on dirait un enfant qui s’habille avec les fringue de sa mère.

divines-photo-4-easy-tiger-1024x512
Que ce soit par la violence ou le romantisme, à la base, pourquoi un homme plutôt mur, irait quand même draguer des midinettes en pensant que cela ne pose aucun problème. Sans mettre en doute les couples qui ont de grosses différences d’âge, je pose juste la question que fantasmer sur des filles aux allures d’enfants est peut-être un comportement problématique (rien à voir avec le fait de « tomber amoureux » de quelqu’un qui se trouve être jeune)
A la fin de la séance, le triste constat du film était bien que les meufs, on les frappe, on les baise, mais même si elles ont du caractère et qu’elles arrivent à se battre, tout ne finit que dans le drame.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s