compte rendu bwitchien du wonder woman féministival.

(Bon, il devait y avoir des photos perso (non pas de selfie) mais ayant tué mon ordi j’ai perdu mes productions et j’ai donc essayé de remplacer avec ce que j’ai glané sur le net)

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Voilà un petit compte rendu du festival « wonder woman le féministival » par la BWitche envoyée en mission sur place. Le samedi matin la batucada de la marche des femmes nous récupérait devant la bouche de métro de Ménilmontant pour visibiliser dans le quartier le commencement imminent du festival.

                                                                                                                                                                                                13320799_1061366290645916_4315210044978143275_o    13325541_1060188560763689_2304708711026141298_n       YAlTF     La pente à monter est parsemée de petits clitoris extraterrestre (vert) afin de baliser le chemin vers le lieu que nous n’allons pas quitter pendant 2 jours !!!

13346191_1061009210681624_4031383648516457511_oDiscours d’ouverture d’une des organisatrices, on commence direct à regarder les différentes œuvres des artistes féminines exposées pour l’occasion.

13346336_1064166577032554_5332547044994224449_o    Sans-titre-1      13320829_1061009157348296_2008172980501738289_oLa marraine isabelle Alonso n’étant pas présente elle nous laisse quand même un petit message vidéo d’encouragement.Xo6wM.jpg
On commence en musique avec Mocha et son guitariste parfait pour réveiller en douceur celleux que la batucada n’aurait pas sorti du sommeil. Puis on enchaîne sur un petit moment décalé interprété par le collectif « un vent de sorcière »

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Fausse conférence, quizz , confessions de star, magistral lancer de couilles versus donald trump, et atelier création d’affiches féministes avec un collage direct dans la rue voisine. Le « mange mes règles » bwitchien a beaucoup plu.

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La grosse conférence sur la thématique du festival « Ni muses ni objets» se trouve coupée en deux axes : nathalie Krée , odile Foucaud et stéphane Cazes nous font leur exposé par rapport à la place des femmes dans le milieu artistique avec justement la misogynie qui cherche à invisibiliser les créations féminines et juste leur laisser le rôle de modèle soumis et surtout silencieux. On est vraiment sur la réappropriation d’une HERstory (à la différence de l’ HIStory) afin de faire voir celles qu’on a essayé de mettre dans l’ombre. Ensuite c’est éloise Bouton et deborah de Robertis qui elles nous parlent de la nudité comme arme politique et artistique et surtout de sa criminalisation. Chacune a été condamnée (ou risque de l’être) pour avoir fait des happenings en utilisant leurs corps comme outils de lutte. On prend bien le temps de discuter avec le public étant donné que la danse buto qui devait suivre a été annulée. Mais c’est justement bien productif et on peut vraiment avoir tous les compléments possibles, qu’ils viennent des intervenantes elles-même ou du public. On passe en mode projo avec quelques courts métrage dont pas mal de productions des effrontées qui rappelons-le tout de même organisaient pour la première fois ce festival. La soirée se poursuivra ensuite avec un one woman show, des lectures et concerts. Le lendemain matin on remet cela bien volontiers.

13392043_1066043000178245_3063840878125128453_oToujours sur la thématique artistique, on assiste à un diaporama sur l’histoire des femmes au cinéma. Très complet on voit pratiquement année par année les différentes pionnières du 7 art qui restent hélas encore trop souvent oubliées. Et on se rassure en voyant que beaucoup de vagues de créatrices continuent encore de créer et de rendre visible un regard décalé face à cette industrie qui reste encore fortement misogyne.

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Ensuite, pour encore une fois nous rendre actrices du festival, on assiste à du théâtre forum (ou théâtre action). On met en scène une rencontre entre une jeune scénariste qui cherche à avoir un rendez vous pour discuter de son projet avec un vieux réalisateur plutôt connu. La seule chose qu’elle obtient est le numéro de sa chambre. Face à cela 4 personnes du public se sont relayées pour faire vivre la scène de façon différente, jongler entre comment le remettre à sa place tout en ayant une chance quand même de pouvoir faire aboutir son projet. C’est vraiment une force de travail collective sur les mauvaises habitudes du patriarcat qui permet d’apprendre à chacune comment pouvoir intervenir dans des situations de sexisme tout en se préservant et surtout atteindre ses objectif initiaux.

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On repasse en mode projo ensuite pour une grande sélection de court métrage & moyen métrage. Cela s’enchaîne sur une remise de prix « WONDERCOURTS » récompensant le meilleur film documentaire, le meilleur film de fiction et la mention « Coup de pouce » destinée à un premier film ou à un film d’école. Le festival se clôture sur 3 dernières performances.

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Donc pour faire un petit bilan de ce premier « fénimistival wonder woman » qui a eu la visite d’environ 700 personnes sur ses 2 jours d’activités on peut dire que cela a été fort plaisant. Le lieu, la bellevilloise, quoi que un peu petit a tout de même donné un cadre agréable pour les différentes formes d’activités proposées. Peut-être que les œuvres artistiques étaient un peu trop éparpillées mais c’est tout aussi bien qu’elles fassent pleinement partie de cet espace féministe que nous avons toutes et tous partagé.

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Il y avait aussi des stands associatifs , celui des éffrontées évidement , celle des femens et du collectif galante. J’avoue avoir un peu tiqué (et je suis pas la seule) sur la présence des femens même si dans la conf du samedi il y avait une ex femen présente. Même si j’apprécie personnellement les actions coup de poing qu’elles peuvent faire j’ai plus de mal avec leurs dérapages raciste et anti sexe. La revue galante (fanzine érotico féministe) qui était justement à-côté et qui présentait son numéro 6 n’a heureusement pas été attaquée par les activistes à la tête fleurie. Du coup on reviendra avec plaisir à un numéro 2 de ce feministival parce que c’est toujours plaisant de vivre des moments entre féministes surtout que pour le coup j’ai été étonnée par la jeunesse du public, ce qui est encore une fois plutôt rassurant. Samedi 2 juillet si vous n’êtes pas avec nous à notre super concert et que vous êtes sur paris vous pouvez aller faire un tour à l after’ministival. En tout cas on vous invitera jamais assez à participer le plus possible à ce genre de rassemblement féministe, qu’il soit mixte ou pas, que ce soit d’un point de vue personnel autant que collectif.

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