Les Bwitches à la Ladyfest Bruxelles 2016

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« Mais pourquoi quand on fait un événement, les gens arrivent toujours avant? », sale habitude des Bwitches ou simple enthousiasme, on a décidé le mois dernier de quitter notre petit coin Rémois pour participer au Ladyfest Bruxelles avec les copines.
Tout d’abord, qu’est-ce qu’un ladyfest et en quoi cela consiste? D’après le site internet bruxellois :
« C’est un festival non-lucratif et DIY (Do it yourself), entièrement porté par des bénévoles. ». 
Depuis la première édition à Olympia aux Etats Unis en 2000, le ladyfest s’est étendu à de nombreuses villes du monde entier. Le concept est de remettre les artistes et activistes meufs, gouines et/ou trans sur le devant de la scène, de leur donner une visibilité, un espace d’expression libre et faire connaitre leurs travaux. 
Cette année, comme pour la précédente édition, le festival a eu lieu au BRASS Centre culturel de la commune de Forest, ancienne brasserie Wielemans Ceuppens. Un centre culturel qui abrite généralement des ateliers, concerts et expositions dans ce cadre brut et industriel.
Alors qu’est-ce qui était proposé pendant ces 3 jours ? Et bien, que de choses ! Il y avait notamment des ateliers créatifs (badges, pochoirs etc.), concerts, discussions, films, le programme faisait bien envie ! Nous avons donc pris part à certaines d’entre elles, mais nous avons surtout établies notre présence et diffusé quelques-uns de nos propres fanzines à la riche table de presse du collectif Bitchcraft (leur site web).
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Dans le programme ce qui nous a plu, c’est par exemple la performance dansée de Sophia Gonzalez sous l’œuvre « Workplace of the Orgasm » la sculpture crochet en forme de vagin géant rose réalisée par Marijs Boulogne. Sophia Gonzales nous a improvisé des mouvements de corps féminins décontextualisés, recontextualisés, décomposés et ironisés, parfois juste effectués avec étonnement sur la diversité possible des mouvements, accompagnés de bruits non-verbaux, de gémissements, soupirs, inspirations, bruits de surprise. L’impression était soulageante : pouvoir regarder ce corps avec rien que de l’intérêt, de la curiosité et de l’admiration pour sa variété en mobilité et expression, dépourvu des désirs et buts sexuels.
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Il est aussi important de parler de l’atelier menuiserie qui s’est tenu le samedi ! Bien que l’on y est pas pris part,on a trouvé cela original et intéressant de proposer ce type d’activité. D’ailleurs, l’atelier était proposé à un nombre limité de personne et s’est très vite retrouvé complet, d’où l’intérêt qu’il a pu aussi susciter chez les autres participantes. 
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Pendant les trois jours, nous avons aussi bien profité de l’espace détente/lecture, avec ses coloriages féministes et ses gros coussins (supers chouettes !) que de la petite restauration proposée par les bénévoles du festival qui était assez variée (de la soupe aux délicieux petits cookies), avec même quelques assortiments végétaliens. 
Au niveau des concerts, on a surtout beaucoup apprécié le groupe Introns (post-punk-noise) venues des Pays- Bas qui ont bien mis l’ambiance dès le premier jour ! On a aimé aussi assister à Radio Femme Fatale en direct où deux protagonistes présentent une forme hybride de spectacle audiovisuel. Il y a ce côté émission de radio avec discussion des témoignages, figuration des appels en direct, mais ce sont aussi des actrices qui jouent des rôles différents des femmes par exemple les deux femmes au foyer qui épluchent des légumes dans la cuisine, avec de la musique qui répond à ce qui se passe dans la scène. On en avait pour les yeux et les oreilles !
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Le dimanche soir nous avons pu enfin découvrir les réalisations de l’atelier Kino qui était proposé dès le vendredi ainsi que d’autres projections comme « Les femmes ont du mal à tenir la distance » (2014, France, 6 minutes) de Cécile Proust et Jacques Hoepffner: une partie du projet « femmeuses » qui explore les liens entre les genres et les arts. Cette projection posait une interrogation sur la place des artistes féminines dans le monde de l’art. Une chorégraphe et performer lit tous les rôles d’une interview entre l’ancienne directrice du Centre Georges Pompidou à Paris et des artistes masculins. Vous pouvez retrouver ces vidéos, car il y en a d’autres, en ligne sur femmeusesactions.org. 
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Pour les petits bémols, nous avons tout de même trouvé que les différents espaces du BRASS auraient pu être mieux utilisés : 
–         les débats ayant lieu dans la même salle que l’espace détente, table de presse,restauration. Il était assez difficile d’entendre les intervenantes et donc de prendre vraiment part aux discussions.
–         L’espace dédié aux expositions était assez à l’écart, on y allait une fois et puis c’est tout. Nous nous sommes demandé pourquoi ne pas avoir décidé d’effectuer les ateliers dans le même endroit, du moins certains d’entre eux et ainsi redonner une nouvelle visibilité aux œuvres présentées. 
Nous avons même pu participer à l’émission du festival en direct  avec les copines de Chroniques Mutantes dont voici le lien : http://www.radiopanik.org/emissions/chroniques-mutantes-/ladyfest/
En résumé donc, une ambiance créative,productive, communicative, un espace safe (même si pas non-mixte) : tout le monde était ouvert, gentil, prêt à répondre à des questions et à coopérer. Nous avons passé un bon moment à Bruxelles avec les copines et avons fait de chouettes rencontres.
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